Le ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, assure les élèves de terminale que les sujets de l'examen du baccalauréat 2007/2008 ne «sortiront pas des cours dispensés». «Que nos élèves de terminale soient rassurés ! Ils ne seront examinés que sur ce qu'ils ont étudié pendant l'année», a-t-il affirmé hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, dans l'émission intitulée «En toute franchise». L'invité de la Chaîne III rappelle qu'une conférence nationale sur l'état d'avancement du programme des classes de terminale -dans tous les lycées du pays- aura lieu le 12 mai prochain à Alger. «Nous allons sortir avec une feuille de route que nous allons remettre aux premiers responsables de l'Office national des examens et des concours [ONEC] pour l'élaboration des sujets d'examen.» M. Benbouzid affirme que «nous sommes en train de faire un travail de fond pour assurer les meilleures conditions qui soient pour le bon déroulement des épreuves dans toutes les spécialités», insistant, à cette occasion, sur la nécessité de «rétablir la crédibilité» de cet examen national, reconnu au niveau mondial. L'invité de la Chaîne III rappelle que deux sujets seront proposés aux candidats : «Il y aura un même examen du baccalauréat -avec les mêmes horaires- mais avec deux sujets différents.» Un temps supplémentaire de 30 minutes pour chaque matière (30 minutes pour chaque matière et non pas pour chaque jour d'examen) sera accordé aux candidats -ceux de l'ancien programme aussi bien que ceux issus de la réforme- pour lire attentivement les questions et fixer leur choix sur un des deux sujets proposés. Se montrant fier des réalisations effectuées jusque-là dans le cadre de la réforme du système éducatif, avec des résultats jugés globalement «satisfaisants» quoiqu'ils restent encore en deçà des attentes, le ministre affirme que c'est grâce au président de la République M. Abdelaziz Bouteflika que «l'école algérienne commence à sortir de son marasme. C'est lui qui m'a encouragé à aller de l'avant, en ce qui concerne notamment l'introduction des langues étrangères, tout en renforçant l'enseignement de la langue arabe... Aujourd'hui, personne n'osera dire que notre école est sinistrée. Un qualificatif qui lui a été collée pendant des années». Le ministre de l'Education nationale rappelle les déclarations d'un représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au sujet des objectifs du millénaire : «L'Algérie est l'un des six pays d'Afrique qui a réussi à réaliser les objectifs du millénaire, dans le domaine de l'éducation et la pédagogie.» Par ailleurs, interrogé sur le problèmes des élèves privés de l'enseignement de la langue française en raison du manque d'enseignants de la matière dans certaines régions enclavées du pays, le ministre a répondu que leur nombre avoisine les 10 000 élèves à l'échelle nationale. Ce qui représente environ un taux de ,6%. Ce taux est «relativement faible» mais cela n'empêche pas que le problème est assez sérieux et mérite d'être résolu dans les plus brefs délais. Des enseignants de français «de haut niveau» sont en formation pour les régions où il y a des manques, selon M. Benbouzid. Karima Mokrani La Tribune du 28 avril 2008 |